Pourquoi continuer Ă  subir ton boulot alors que tu pourrais le quitter ?

Réponse de ton coach

La question semble simple, mais elle est en rĂ©alitĂ© beaucoup plus profonde qu’elle n’y paraĂźt. Beaucoup de personnes restent dans un emploi qu’elles n’aiment pas, alors que la libertĂ© de partir semble Ă  portĂ©e de main. Pourquoi ? Parce que quitter un travail n’est jamais qu’une question de dĂ©cision rationnelle. Il s’agit aussi d’émotions, de peurs et de projections.

1. La peur du vide et de l’inconnu
MĂȘme quand un poste est insatisfaisant, il procure un certain confort : un salaire rĂ©gulier, des horaires connus, une sĂ©curitĂ© sociale. Quitter ce cadre crĂ©e un vide qui fait peur. En coaching, nous appelons cela la zone de confort Ă©motionnelle. Il est souvent plus effrayant de faire le saut vers l’inconnu que de rester dans une situation dĂ©sagrĂ©able mais familiĂšre.

2. La croyance que “c’est normal”
Beaucoup de personnes pensent que souffrir au travail fait partie de la vie adulte. On entend souvent : « Tous les mĂ©tiers ont leurs cĂŽtĂ©s difficiles ». Cette croyance est limitante. Elle nous fait accepter une vie qui ne correspond pas Ă  nos valeurs, nos passions ou notre Ă©nergie. En tant que coach, je challenge toujours cette idĂ©e : est-ce que souffrir devrait vraiment ĂȘtre la norme ?

3. Le manque de clartĂ© sur ce que l’on veut vraiment
Parfois, on continue Ă  subir parce qu’on ne sait pas exactement ce que l’on veut. Quitter son emploi sans une vision claire de ce qui vient ensuite peut sembler imprudent. Le travail du coaching consiste Ă  explorer tes dĂ©sirs, tes talents et tes valeurs afin de construire une alternative rĂ©aliste et motivante.

4. La peur de l’échec
Quitter un travail implique souvent de se lancer dans quelque chose de nouveau : crĂ©er une entreprise, changer de domaine ou revenir aux Ă©tudes. L’échec possible peut paralyser. Mais rester dans l’insatisfaction n’est-il pas en soi un Ă©chec silencieux ? L’audace n’est pas l’absence de peur, mais la capacitĂ© Ă  agir malgrĂ© elle.

5. Le choix conscient
Enfin, il y a ceux qui choisissent consciemment de rester. La question n’est pas seulement « Pourquoi je subis ? » mais « Que m’apporte ce travail malgrĂ© tout ? ». Peut-ĂȘtre offre-t-il une sĂ©curitĂ© temporaire, un apprentissage, un rĂ©seau ou un tremplin vers autre chose. L’important est que ce soit un choix rĂ©flĂ©chi, pas une rĂ©signation passive.


💡 En rĂ©sumĂ© :
Subir son travail est rarement une fatalitĂ©. C’est souvent le rĂ©sultat de peurs, de croyances ou d’un manque de clartĂ© sur ce que l’on veut. Le coaching aide Ă  transformer cette question en opportunitĂ© : identifier ce qui nous retient, explorer ce qui nous motive et construire le courage d’oser, que ce soit pour rester en conscience ou pour partir vers un futur plus alignĂ©.

Guido SAVERIO